C'est alors que, déterminé, l'état-major établit sa stratégie pour le lendemain, que les soldats vérifièrent leurs armes et affutèrent leurs canons, de même que leur soif de victoire. Trop de temps avait été perdu, l'ennemi informatique serait certainement ardu à affronter. Mais la détermination dont fit preuve mon armée était telle que je pouvais pas perdre en rendant les armes. D'autant que le premier des trois derniers opposants fut la matière intitulée “langage & calculabilité”, la moins redoutable des trois...
Ainsi, la journée démarra par une franche correction infligée à celle-ci par mes neurones. Il n'en fallait pas pas moins pour faire le plein de confiance, avant les deux épouvantails à venir.
Des forces surentraînées, des armes affutées comme des rasoirs, une organisation terrifiante d'efficacité. Voilà ce que mes soldats devraient affronter dans l'après-midi.
Le ravitaillement fut léger, ce jour-là, et le cumul de fatigue ajouté à cela faisait que leur organisme n'était plus aussi fringant. C'est donc émoussé que mon armée se présenta face à celle, tout d'abord, des bases de données. L'état-major savait à peu près à quoi s'attendre, il s'adapta donc en conséquence, et adopta une stratégie sur mesure, pour remporter une nouvelle victoire, pas forcément très belle, avec quelques pertes. Mais l'essentiel était là, compte tenu du dernier combat s'annonçant finalement comme le plus difficile avec les statistiques, et de l'état de fatigue avancé dans lequel se trouvait mon armée.
Et ce dernier combat vint. Les forces censées être parmi les plus tendres se révélèrent les plus féroces: la programmation logique a, de façon inattendue jusqu'à la veille, déployé tout un arsenal de pièges maniés de main de maître par les soldats ennemis. Il fallut alors s'accrocher, serrer les dents et les rangs, pour passer la tempête. La dernière bataille était engagée puisque l'ennemi n'avait plus que ces forces-là encore valides. Le fait de les avoir soumises à rude épreuve, et d'avoir réussi à décimer au moins la moitié des soldats ennemis est quasiment acquis, ce qui amènera la reddition de l'ennemi. Certes le nombre de pertes parmi mes soldats neurones fut élevé, et les hopitaux à l'arrière du front se remplir fortement, après cet ultime combat. Mais le plus important était là: la guerre était gagnée!
Maintenant était venu le temps de la reconstruction, et d'un pacifisme convaincu. Plus tard les prochains conflits, on aura le temps d'y repenser, en tout cas je l'espère. Mais pour l'heure, on va se contenter de panser ses plaies, et d'écrire des textes à coucher dehors pour toujours se remémorer cet épisode tragique de l'Histoire...

